Le secteur du bâtiment retrouve progressivement sa santé

Après huit ans de crise, le secteur français du bâtiment reprend progressivement le chemin de la croissance. Suite au coup dur de la fin des années 2000, les professionnels sont désormais plus optimistes, tout en restant prudents.

Une croissance à surveiller de près

Les chiffres de la construction sont dans le vert et le secteur n’a jamais connu une telle croissance depuis 2008. Entre août 2016 et 2017, les mises en chantier d’habitations ont enregistré une hausse de 17,1%, selon la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Caped).

Par ailleurs, le nombre de permis de construire a également augmenté (+15,2%) et depuis le mois de janvier, près de 16 000 emplois ont été créés.

Si la crise semble être enterrée, le président de la Fédération française du bâtiment, Jacques Chanut, appelle à la prudence. Il a déclaré que l’état de santé du secteur est encore relativement fragile et il est indispensable d’attendre encore un peu, pour être persuadé de la complète guérison de la filière.

A l’instar des autres domaines d’activités, il semblerait que le bâtiment ait profité de l’amélioration de la conjoncture pour se remettre de ses huit ans de marasme.

D’après l’Insee, la croissance économique devrait atteindre 1,8% pour 2017 et le chômage, poursuivre sa décrue pour s’établir à 9,4% vers la fin de l’année.

Parallèlement à cette embellie, le pouvoir d’achat des ménages s’améliore progressivement, ce qui explique la hausse de la demande dans le secteur du bâtiment. Pour cette année, l’investissement résidentiel devrait enregistrer une hausse de 5%.

Une reprise encore disparate en fonction des régions

Si les marchés de l’immobilier à Bordeaux et en Île-de-France connaissent une croissance plus ou moins soutenue depuis un an, ceux de certaines régions de France éprouvent des difficultés à se remettre de la crise, bien que les chiffres soient également dans le vert.

Dans les Pays de la Loire, l’agglomération nantaise connaît une relance plus ou moins marquée tandis que dans les zones rurales, la rémission est plus lente. Pour le secrétaire général de la Capeb locale, la reprise des activités dépend en grande partie du dynamisme démographique.

Par ailleurs, les patrons sont encore fragilisés et nécessitent des fonds de roulement plus conséquents, pour pouvoir se remettre efficacement de la longue période de crise.

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